Tous les acteurs de l'économie sociale et solidaire se retrouvent, avec leurs spécificités, sur les mêmes valeurs : action sur un territoire et responsabilisation des acteurs (salariés, bénévoles, usagers, élus ). Présents dans la production ou la consommation, dans les secteurs du financement ou encore de l'assurance, ils peuvent apporter des alternatives concrètes tout en sachant que les alternatives politiques et économiques sont indissociables.
C'est pourquoi, les organisations de l'économie sociale et solidaire doivent développer aujourd'hui une synergie commune autour de deux axes :
Il faut construire une alliance encore plus large avec les mouvements qui se réclament de l'alter-mondialisation et porter ensemble les alternatives sociales et économiques que réclament les millions de citoyens des cinq continents.
Le commerce équitable a démontré qu'un autre commerce était possible. Le commerce équitable ne doit en aucun cas devenir un prétexte pour ne pas remettre en question la globalité du fonctionnement du commerce mondial. Il ne doit pas non plus devenir un prétexte pour justifier le démantèlement des politiques sociales et éducatives des Etats, la privatisation des systèmes de santé et d´éducation, au motif que « l'État ne serait pas nécessaire puisque, avec des initiatives comme celles du commerce équitable, les populations pourraient résoudre seules ces questions ».
D'autres relations commerciales entre le Sud et le Nord sont possibles. Le commerce équitable peut contribuer à accroître les pressions sur les pouvoirs et les forces politiques des différents pays, en vue de l'instauration d'un système économique mondial plus juste, alternatif au système actuel. De même, le commerce équitable peut également accroître la capacité des producteurs à s'attaquer à d'autres questions, au niveau local national et mondial.
Le commerce équitable contribue au développement durable de la planète.